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Drive

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On aime passionnément Thriller réalisé en 2011 par Nicolas Winding Refn

Mardi 13 novembre de 20:55 à 22:35 sur Canal+
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DRIVE - Bande-Annonce HD (VF) :

 

A Los Angeles, un cascadeur travaille de jour pour les studios de cinéma. La nuit, sous la direction de son ami et manager Shannon, il accepte de faire le chauffeur pour des braqueurs. Sa vie bascule quand il croise le chemin de la ravissante Irene, qui élève seule son fils en l'absence de son mari, Standard, qui purge une peine de prison. Quand Standard est libéré et qu'il doit effectuer un casse pour régler une dette contractée en prison, le chauffeur accepte de l'aider. L'opération est en fait un piège et le chauffeur doit tuer les criminels qui menacent sa vie et celle d'Irene...

DRIVE - Bande-Annonce HD (VOST) - YouTube :

On aime passionnément

| Genre : vivre ou conduire.

Virtuose de la dissimulation — efficacement introduit par l'ouverture, cache-cache automobile d'anthologie, presque silencieux, dans la forêt urbaine de Los Angeles —, le héros est un taciturne, chauffeur la nuit, cascadeur à Hollywood le jour. Un homme qui ne dort pas, sans ami, à part un garagiste boiteux qui pourrait être son père. C'est la revanche du figurant — d'habitude, le chauffeur est un personnage secondaire. Il passe ici au premier plan. L'amour peut-il l'atteindre ? Il surgit en tout cas sous les traits d'Irene (Carey Mulligan), charmante voisine au regard triste, mère d'un bambin et dont le mari est en taule. Entre elle et le cascadeur, cela pourrait coller. Mais il s'éclipse dès que le mari est de retour au foyer...

Pourquoi ce sacrifice ? On s'interroge d'autant plus que son flegme peut cacher une brutalité inouïe. Qui jaillit dans une belle scène d'ascenseur où la tendresse d'un baiser est aussitôt suivie d'un déchaînement de violence. Défenseur de la veuve et de l'orphelin, oui ; ange exterminateur, oui aussi. A travers le scorpion jaune sur le blouson argenté, le graphisme rose eighties du générique, le morceau d'électro vintage de Kavinsky (entre-temps devenu un tube planétaire), le réalisateur joue avec les archétypes, cherche moins à créer quelque chose de nouveau qu'à recycler, avec beaucoup de talent. En faisant notamment de Los Angeles, lieu des studios et cité sans fin ni centre, saturée de parkings, un vrai personnage. Ce n'est pas tant le conducteur — un peu irréel — qui prime que l'action de rouler à travers cette ville. Rouler pour fuir, avec cette sensation que le destin se joue dans ce recommen­cement perpétuel. Nicolas Winding Refn fond voiture et cinéma, en honorant leur fonction première : nous transporter. — Jacques Morice

Drive - Bande Originale (extraits) - YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=peymmIeEdls

Jacques Morice



13/11/2012
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